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Méthode de travail : les conseils du médaillé d'or des Olympiades de mathématiques

L’élève vietnamien, en terminale dans un lycée pour élèves surdoués rattaché à l’université d’éducation de Hanoï, a remporté sa première médaille d’or.

Méthode de travail : les conseils du médaillé d'or des Olympiades de mathématiques

Selon Vietnam.vn, Nguyen Le Nhat Nam, médaillé d’or aux Olympiades internationales de mathématiques 2026, veut devenir professeur de mathématiques. L’erreur à éviter est simple: confondre une médaille avec une réponse immédiate à toutes les questions. Son témoignage décrit surtout une méthode: préparer, trier, puis itérer.

Il explique avoir travaillé des connaissances approfondies, tout en gardant un état d’esprit détendu et en s’exerçant sur de nombreux sujets pour s’habituer à la pression.

Commencer par la variable accessible

Lors de l’épreuve, Nguyen Le Nhat Nam a appliqué une priorité claire:

1. résoudre les questions les plus abordables;

2. conserver les questions les plus dures;

3. revenir ensuite sur ces dernières.

Donc, ne pas traiter les exercices dans l’ordre imprimé. L’ordre du sujet n’est pas une consigne de résolution.

Pour un collégien, la règle se transpose sans modifier l’objectif. Devant une série d’exercices:

  • repérer ceux dont la méthode est déjà identifiée;
  • écrire les calculs immédiatement;
  • marquer les blocages;
  • revenir après avoir sécurisé les points accessibles.

Or, rester trop longtemps sur une question inconnue produit une mauvaise allocation du temps. Une difficulté non résolue n’autorise pas à abandonner les priorités opératoires ni la rédaction.

Répéter des formats, pas des réponses

Les Olympiades internationales de mathématiques de 2026 comportaient six problèmes d’arithmétique, d’algèbre, de géométrie et de combinatoire. Les candidats ont composé pendant deux jours, à raison de quatre heures trente par jour.

Ce cadre explique l’intérêt des sujets d’entraînement évoqués par le médaillé. L’objectif n’est pas de mémoriser un corrigé. Il faut identifier la famille du problème.

Exemple de contrôle avant de calculer:

  • arithmétique: quels nombres, quels diviseurs, quels restes?
  • algèbre: quelles inconnues, quelles égalités, quel ordre de transformation?
  • géométrie: quelles données sont certaines, quelles longueurs ou quels angles doivent être démontrés?
  • combinatoire: que compte-t-on exactement, et deux cas peuvent-ils se recouvrir?

Si la variable ou la propriété utile n’est pas repérée, multiplier les calculs ne corrige rien. Il faut revenir à l’énoncé et séparer les données des conclusions à établir.

Le test final: vérifier l’ordre, puis le résultat

Nguyen Le Nhat Nam cite également l’accompagnement de ses professeurs et les ressources reçues pendant sa préparation. Son projet est désormais de poursuivre ses études et ses recherches pour devenir enseignant au Vietnam.

La leçon exploitable n’est donc pas une formule secrète. C’est une séquence stricte: connaissances, entraînement, choix de priorité, vérification.

Test rapide avant de rendre une copie:

1. ai-je traité d’abord les questions dont la méthode était connue?

2. chaque égalité respecte-t-elle les priorités opératoires?

3. ai-je répondu à la question posée, et non à une question voisine?

4. un résultat peut-il être contrôlé par remplacement, estimation ou figure?

Si une réponse échoue à ce test, elle reste une hypothèse. Pas une solution.