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Journée APMEP 2026 à Toulouse : favoriser l'égalité filles-garçons par la manipulation en classe

D'après ce que la Régionale de Toulouse de l'APMEP a publié, la Journée d'Automne 2026 placera la question des filles en mathématiques au cœur de ses échanges, en l'articulant à des ateliers de…

Journée APMEP 2026 à Toulouse : favoriser l'égalité filles-garçons par la manipulation en classe

D'après ce que la Régionale de Toulouse de l'APMEP a publié, la Journée d'Automne 2026 placera la question des filles en mathématiques au cœur de ses échanges, en l'articulant à des ateliers de pratiques et de ressources pour la classe. Pour nous, enseignants de collège et parents accompagnateurs, l'événement mérite qu'on s'y arrête: il promet de relier une réflexion de fond sur l'égalité à des gestes didactiques très concrets, là où se joue réellement la progression de nos élèves.

Un blocage à nommer, pas à stigmatiser

Ce qui retient d'abord notre attention, c'est la manière dont le programme envisage l'égalité: non comme une injonction descendante, mais comme un miroir tendu à nos pratiques quotidiennes. Nous le remarquons souvent dans nos classes, le recul des filles face aux mathématiques ne s'explique presque jamais par un seul exercice manqué — il s'ancre dans une accumulation de micro-situations où certaines voix s'autorisent moins à proposer, à tâtonner, à se tromper à voix haute. Mettre des mots sur ces mécanismes, avec l'éclairage des corps d'inspection et de la didactique, voilà une démarche qui change l'angle: on ne corrige plus des élèves, on ajuste un cadre.

Manipulation et ateliers: le terrain où la méthode se consolide

Le second versant de la journée concerne les ateliers de pratiques, où la manipulation est annoncée comme un axe fort. C'est précisément sur ce terrain que nous pouvons relier la réflexion aux réalités d'une classe de collège: construire un patron, déplier un solide, schématiser une configuration spatiale — voilà des gestes qui allègent la charge cognitive et ancrent une notion abstraite dans une expérience concrète. L'intérêt de ces ateliers, quand ils sont bien conduits, tient à la comparaison de deux ou trois protocoles éprouvés, plutôt qu'à la présentation d'une méthode unique. Dans le paysage plus large des ressources, on note aussi des initiatives isolées, comme ce projet évoqué par Orange Actualités qui cherche à transformer le programme en jeu vidéo — un signal de la diversification des registres d'entrée, même si la qualité didactique reste à vérifier de près.

Trois gestes à poser en attendant Toulouse

En attendant la journée, trois réflexes nous semblent pouvoir être installés dès maintenant. Premièrement, observer, sans jugement, quels élèves prennent la parole spontanément lors d'une question ouverte, et noter ce constat pour mieux le comprendre. Deuxièmement, introduire au moins une courte séquence de manipulation par chapitre de géométrie, même de quelques minutes, pour étayer le passage du concret à l'abstrait. Troisièmement, consulter le programme détaillé publié par l'APMEP afin de repérer les ateliers qui croisent nos classes, et s'y rendre avec une question précise: c'est souvent ainsi que l'on repart avec une réponse applicable dès le lendemain.