Tarifs du Château de Muiderslot : l'erreur classique de groupe

> Avant de lire: cet article s’inscrit dans une démarche où les mathématiques du collège rencontrent un cas concret.

Tarifs du Château de Muiderslot : l'erreur classique de groupe
Avant de lire: cet article s’inscrit dans une démarche où les mathématiques du collège rencontrent un cas concret. Pour une classe de 5e, 4e ou 3e, les tarifs du Château de Muiderslot constituent un support particulièrement efficace pour travailler la proportionnalité, les fonctions affines par morceaux et la lecture d’un barème conditionnel.

Tarifs du Château de Muiderslot: l’erreur classique de groupe

Le Château de Muiderslot, posé au bord de la Vecht à Muiden, attire des classes venues d’Amsterdam, d’Utrecht et des environs. Au moment de préparer la sortie, beaucoup d’enseignants et de parents organisateurs commettent la même erreur: ils raisonnent comme si le tarif de groupe était un pourcentage appliqué à chaque billet, puis comparent ce résultat au prix d’une série de billets individuels.

Château de MuiderslotMuiden

Billets et tarifs

Château de Muiderslot

4,5/5 · 476 avisTarifs vérifiés le 27 août 2026Disponible à brève échéance

Billetterie officielle et achat en ligne

Plein tarif19.50 €
Enfant7.50 €
Tarif réduit7.50 €

Site officiel — muiderslot.nl

Tarifs indicatifs, susceptibles de changer — prix et disponibilités confirmés sur la page du partenaire.Lien partenaire — billetterie GetYourGuide

Le calcul paraît élémentaire. Il est pourtant piégeux, parce que le barème repose d’abord sur une condition de seuil. Le passage au tarif de groupe ne se comprend donc pas comme une proportion qui augmenterait progressivement avec la taille du groupe. Il faut lire les conditions de réservation, identifier le nombre de personnes retenu par le dispositif officiel, puis seulement poser les opérations.

L’enjeu n’est pas anodin. Une sortie scolaire au Muiderslot représente un budget; un euro de différence par personne, sur vingt-cinq participants, représente déjà vingt-cinq euros. Mais l’intérêt pédagogique va au-delà de cette somme. Le château offre un cas très lisible pour montrer aux élèves que les mathématiques servent aussi à interpréter une offre, à repérer une condition cachée dans une formulation courte et à vérifier si une économie annoncée existe réellement.

Le seuil des vingt personnes: comprendre la condition sine qua non

Le premier piège est logique avant d’être arithmétique. Les informations tarifaires du Muiderslot indiquent un tarif de groupe à partir de vingt personnes. Cette formulation donne une borne claire, mais elle ne suffit pas à résoudre toutes les situations particulières. Lorsqu’un groupe comprend des accompagnateurs, des visiteurs bénéficiant d’une gratuité ou des détenteurs d’une carte, il faut vérifier dans les conditions officielles de réservation quelles personnes sont prises en compte pour l’accès au tarif collectif.

C’est un point essentiel pour un exercice de mathématiques: le nombre de personnes présentes n’est pas nécessairement la seule grandeur pertinente, mais il serait tout aussi imprudent d’affirmer automatiquement que le seuil correspond exclusivement au nombre de billets payants. La facturation disponible établit un seuil de vingt personnes sans détailler ici toutes les règles de comptabilisation selon les profils de visiteurs. La bonne méthode consiste donc à distinguer l’effectif total du groupe, la composition des visiteurs et l’effectif retenu par les conditions de réservation.

Cette prudence n’affaiblit pas l’exercice. Elle le rend plus réaliste. Dans une situation commerciale, une donnée numérique ne suffit pas toujours: il faut aussi savoir ce qu’elle désigne exactement.

Le barème peut être représenté comme une fonction définie par morceaux. Tant que la condition de groupe n’est pas remplie selon les règles applicables à la réservation, le groupe relève du tarif individuel. Dès que la condition est satisfaite, le tarif collectif devient applicable aux personnes et aux billets concernés par ce régime. On n’est pas face à une réduction qui évoluerait continûment avec chaque participant ajouté.

Pour aider un élève à percevoir la différence, on peut opposer deux modèles:

  • une réduction proportionnelle, par exemple un pourcentage appliqué au prix du billet;
  • une réduction conditionnelle, déclenchée par le franchissement d’un seuil défini dans les conditions de vente.

Dans le premier cas, le montant de la réduction dépend du prix du billet et varie avec lui. Dans le second, l’existence même de la réduction dépend d’une condition préalable. Le passage du seuil peut donc modifier le calcul d’un coup, sans que l’on puisse répartir cette modification de manière proportionnelle entre les effectifs inférieurs et supérieurs.

C’est là que se produit l’erreur classique. Un élève peut être tenté de penser que si vingt personnes donnent droit à une réduction donnée, dix personnes devraient obtenir la moitié de cette réduction, et trente personnes une fois et demie cette réduction. Ce raisonnement serait valable pour certaines grandeurs proportionnelles. Il ne l’est pas automatiquement pour un tarif conditionnel.

Le tableau suivant permet de rendre visible cette rupture de logique. Il ne prétend pas remplacer les conditions officielles; il sert à modéliser le mécanisme avec une réduction unitaire notée r.

Nombre de personnesSituation au regard du seuilCoût des billetsRéduction modélisée
19Condition de groupe non remplie selon les règles applicables19 × tarif individuel, avec la composition concernée0
20Seuil atteint selon les conditions de réservation20 × tarif de groupe, si les billets concernés relèvent de ce régime20 × r dans le modèle simplifié
21Seuil atteint selon les conditions de réservation21 × tarif de groupe, si les billets concernés relèvent de ce régime21 × r dans le modèle simplifié
25Seuil atteint selon les conditions de réservation25 × tarif de groupe, si les billets concernés relèvent de ce régime25 × r dans le modèle simplifié
30Seuil atteint selon les conditions de réservation30 × tarif de groupe, si les billets concernés relèvent de ce régime30 × r dans le modèle simplifié

Dans cette représentation, r désigne la réduction fixe par personne prévue par le barème lorsque le tarif de groupe s’applique. Pour les effectifs inférieurs à vingt, la réduction n’est pas divisée par deux ou par trois: elle n’est simplement pas déclenchée dans le modèle. À partir du seuil, le calcul change de régime.

Un tarif conditionnel ne se partage pas comme une pizza: avant le seuil, la réduction n’est pas une petite réduction; après le seuil, elle obéit à une autre règle.

Pour aller plus loin, l’enseignant peut demander aux élèves de rédiger la règle en toutes lettres avant de l’écrire sous forme algébrique. Cette étape évite qu’ils manipulent des symboles sans avoir identifié la condition. Ils peuvent ensuite comparer deux groupes ayant presque le même effectif et expliquer pourquoi un seul bénéficie du régime collectif, si les conditions officielles les placent de part et d’autre du seuil.

Analyse de la réduction: pourquoi 1 € par personne change tout

Le deuxième obstacle concerne la nature de la réduction. Dans le barème présenté dans le brouillon de calcul, la réduction de groupe correspond à un montant fixe d’un euro par billet, et non à un pourcentage du prix du billet. Cette différence paraît modeste, mais elle modifie complètement la manière de construire le calcul.

Un euro de réduction sur un billet adulte et un euro de réduction sur un billet enfant produisent la même économie en valeur absolue, si ces deux billets entrent bien dans le périmètre du tarif de groupe. En revanche, le pourcentage économisé n’est pas le même, puisque les prix de départ sont différents. Présenter l’offre comme une remise en pourcentage conduirait donc les élèves à appliquer une règle qui ne correspond pas au barème utilisé dans l’exercice.

On peut comparer les deux raisonnements.

Raisonner en pourcentage revient à calculer une fraction du prix de chaque billet. Une remise de 5 %, par exemple, produirait une économie différente sur un billet adulte et sur un billet enfant. Le prix de départ devient alors la grandeur centrale.

Raisonner en montant fixe consiste à retirer la même somme de chaque billet concerné. Le prix initial reste important pour calculer le total, mais la réduction unitaire ne change pas selon la catégorie du billet dans le modèle retenu.

Pour une classe, la seconde représentation est la plus fidèle à la situation étudiée. Elle donne aussi une bonne occasion de rappeler qu’un pourcentage et un montant fixe ne sont pas interchangeables. Deux réductions peuvent sembler proches dans une phrase commerciale tout en produisant des résultats très différents dans un tableau de prix.

L’exercice peut être prolongé avec plusieurs compositions de groupe. Les élèves calculent séparément le total des billets adultes et celui des billets enfants, puis appliquent la réduction prévue à chaque billet concerné. Ils constatent ainsi que le montant total de l’économie dépend du nombre de billets auxquels la réduction s’applique, et non simplement du nombre de personnes annoncées au départ.

La formulation doit toutefois rester liée aux conditions officielles. Le tarif de groupe n’est pas nécessairement la seule forme de tarification existante au Muiderslot. Des conditions spécifiques pour les agences et les tour-opérateurs sont indiquées comme accessibles sur demande directe, sans que leurs montants ou leurs modalités détaillées soient connus dans le barème utilisé ici. Il faut donc distinguer trois situations:

  • le tarif individuel affiché pour les visiteurs concernés;
  • le tarif de groupe soumis à une condition de seuil;
  • les conditions particulières éventuellement proposées aux agences ou aux tour-opérateurs sur demande.

Cette distinction est utile en classe, car elle apprend à ne pas transformer une information incomplète en affirmation générale. On peut modéliser le tarif de groupe disponible dans le cas étudié, tout en signalant que d’autres accords commerciaux peuvent exister dans un cadre distinct.

Un euro fixe par billet n’est pas un petit pourcentage déguisé: c’est une autre règle de calcul, avec une autre logique.

Pour rendre cette différence concrète, l’enseignant peut distribuer vingt-cinq jetons représentant vingt-cinq billets. Chaque jeton reçoit une étiquette correspondant à la catégorie du visiteur. On retire ensuite un euro de chaque billet concerné par le tarif de groupe. Les élèves voient que la réduction se répète billet après billet, sans être recalculée comme une fraction du prix initial.

Cette manipulation permet également d’introduire une limite importante: on ne retire pas mécaniquement un euro à toute personne présente si les conditions du tarif ne s’appliquent pas à son billet. La modélisation doit rester attachée à la règle réelle.

Le piège de la non-cumulabilité avec les cartes de réduction

Le troisième piège tient à la coexistence de plusieurs avantages tarifaires. La réduction de groupe ne se cumule pas avec certaines cartes ou certains dispositifs, notamment la Museumkaart, l’I amsterdam City Card, la carte CJP/Cultuurkaart et la carte ICOM. Pour plusieurs de ces cartes, l’accès au Muiderslot est indiqué comme gratuit. Il n’y a alors pas de réduction supplémentaire à calculer sur un billet dont le prix est déjà nul.

Dans un groupe scolaire ou familial, cette situation oblige à décomposer l’effectif. Il ne suffit pas d’annoncer un nombre global de participants et d’appliquer une formule unique. Il faut d’abord identifier les visiteurs relevant d’une gratuité, ceux qui disposent d’un tarif particulier et ceux qui achètent un billet au tarif individuel ou collectif.

La difficulté pédagogique vient du fait que les élèves cherchent souvent une seule opération. Ils additionnent toutes les personnes, multiplient par un prix moyen, puis soustraient les avantages à la fin. Cette méthode peut produire un résultat faux, car une gratuité n’est pas une remise ordinaire: elle retire le billet de la partie payante du calcul. De même, une carte non cumulable ne peut pas être combinée avec la réduction de groupe comme s’il s’agissait de deux pourcentages successifs.

La démarche correcte est plus structurée:

1. recenser les catégories de visiteurs;

2. repérer les gratuités et les cartes incompatibles avec le tarif de groupe;

3. vérifier, dans les conditions officielles, la manière dont ces visiteurs sont comptés pour le seuil;

4. calculer séparément le coût de chaque catégorie;

5. additionner les sous-totaux et les éventuels frais annexes.

Prenons le cas d’un collège qui prévoit une sortie avec vingt-deux élèves de 4e et trois accompagnateurs. Huit élèves possèdent une Museumkaart. Le groupe compte donc vingt-cinq personnes présentes, mais seulement quatorze élèves doivent être tarifés comme des billets élèves, auxquels s’ajoutent les trois accompagnateurs selon leur propre catégorie tarifaire.

Ce calcul ne permet pas, à lui seul, de conclure que le seuil de vingt n’est pas atteint. C’est précisément le point à ne pas simplifier abusivement. Les informations disponibles indiquent un seuil de vingt personnes, sans préciser ici si les visiteurs bénéficiant d’une gratuité sont exclus de ce décompte, inclus dans l’effectif de réservation ou traités selon une règle particulière. Il faut donc consulter les conditions officielles de réservation ou demander confirmation au service compétent avant de retenir le tarif de groupe.

En classe, cette incertitude peut devenir un objet d’apprentissage plutôt qu’un défaut. Les élèves peuvent produire deux modèles:

  • un modèle où le seuil porte sur l’effectif global déclaré;
  • un modèle où le seuil est calculé sur les personnes ou billets pris en compte par la réservation.

Ils doivent ensuite expliquer quelle information manque pour choisir entre les deux. Cette façon de travailler est plus proche de la vie réelle qu’un énoncé qui fournirait toutes les données nécessaires. Elle apprend à reconnaître les limites d’un calcul: une opération exacte peut aboutir à une conclusion fragile si la grandeur utilisée n’est pas définie.

La prudence vaut aussi pour les cartes elles-mêmes. Les conditions d’accès peuvent dépendre de la carte présentée, de sa validité et du type de visite. Il ne faut pas généraliser une gratuité à partir d’un seul cas sans vérifier le dispositif concerné. Dans un exercice destiné aux élèves, on peut fixer explicitement la règle; dans une réservation réelle, il faut la contrôler auprès de la source officielle.

Logistique et contraintes: guides extérieurs et frais de gestion

Le quatrième aspect concerne les coûts qui ne figurent pas dans le simple prix d’entrée. Une sortie scolaire ne se résume pas à multiplier un tarif par un nombre de participants. Le Muiderslot propose des visites guidées thématiques avec un guide du château. Ce service doit être réservé à l’avance, au moins deux semaines selon les informations utilisées ici, et il est facturé à l’heure en plus des billets d’entrée.

Il est également possible d’envisager la présence d’un guide extérieur, avec une limite de quinze personnes par guide. Cette contrainte modifie immédiatement l’organisation. Un groupe de vingt personnes ne peut pas être pris en charge par un seul guide extérieur si la jauge maximale est appliquée: il faut prévoir deux guides ou répartir les participants en sous-groupes. Pour vingt-sept personnes, le même raisonnement conduit également à deux guides, puisque deux groupes de quinze peuvent couvrir l’effectif.

La jauge est un bon exemple de grandeur discrète. On ne peut pas avoir 1,8 guide dans le budget, même si le quotient vingt-sept divisé par quinze donne 1,8. Il faut arrondir au nombre entier supérieur. Cette situation permet d’introduire la fonction plafond, ou au moins l’idée d’un arrondi imposé par une contrainte pratique:

\[

g(n)=\left\lceil \frac{n}{15}\right\rceil

\]

Le symbole peut rester hors programme selon le niveau de la classe. L’essentiel est de faire comprendre que le coût ne progresse pas de manière parfaitement régulière. Le passage de quinze à seize personnes ne demande pas une fraction de guide supplémentaire: il peut imposer un guide entier de plus.

Il faut également tenir compte des frais administratifs. Lorsque le groupe règle sur facture, des frais supplémentaires de 15 € s’appliquent selon le barème présenté. Cette somme n’est pas nécessairement dominante dans le budget total, mais elle peut réduire sensiblement l’économie obtenue sur les billets. Dans un petit groupe, les frais fixes ont un poids plus important par personne que dans un groupe plus nombreux.

Le budget complet peut donc comprendre:

  • les billets, après application du régime tarifaire correspondant à chaque catégorie;
  • les éventuelles gratuités et cartes incompatibles avec d’autres réductions;
  • le ou les guides;
  • la durée de la visite guidée;
  • les frais de gestion liés au mode de paiement;
  • le transport et les autres dépenses de la sortie.

Le tarif de groupe constitue seulement une ligne du budget. Dire qu’une sortie permet d’économiser une certaine somme n’a de sens que si l’on précise: économiser par rapport à quel scénario, sur quelle partie de la dépense et avec quels frais supplémentaires?

Le tarif de groupe ne suffit pas à qualifier une sortie de rentable: l’économie sur les billets doit être comparée au coût réel de l’organisation.

Cette approche permet d’éviter une autre confusion fréquente: comparer le tarif collectif au prix individuel sans intégrer les services qui rendent la sortie possible. Si l’option de groupe impose deux guides au lieu d’un, ou si le paiement sur facture ajoute des frais fixes, le résultat final peut être très différent du premier calcul.

Modélisation mathématique: calculer le coût réel d’une visite de groupe

Rassemblons les éléments dans une modélisation que des élèves de 3e peuvent construire progressivement. Pour éviter toute ambiguïté, on ne note pas simplement n le nombre de personnes présentes. On distingue plusieurs effectifs:

  • N: nombre total de personnes présentes;
  • n: nombre de billets ou de personnes pris en compte par le régime tarifaire étudié, selon les conditions officielles;
  • a: nombre de billets adultes;
  • e: nombre de billets enfants;
  • r: réduction fixe par billet lorsque le tarif de groupe s’applique;
  • g: nombre de guides extérieurs nécessaires;
  • c<sub>g</sub>: coût horaire d’un guide;
  • h: durée de la visite en heures;
  • f: frais administratifs éventuels liés au paiement sur facture.

Les variables a et e permettent d’éviter l’usage trompeur d’un prix moyen. Si les prix individuels adultes et enfants sont différents, il est plus rigoureux d’écrire séparément:

\[

C_{\text{individuel}}=a\times p_A+e\times p_E

\]

p<sub>A</sub> est le prix individuel adulte et p<sub>E</sub> le prix individuel enfant. Les visiteurs bénéficiant d’une gratuité ne doivent pas être ajoutés à cette expression comme s’ils achetaient un billet à prix nul sans autre conséquence: leur traitement dans le seuil doit d’abord être déterminé par les conditions de réservation.

Dans un modèle simplifié où le tarif de groupe est confirmé et où la réduction r s’applique aux billets concernés, le coût des entrées devient:

\[

C_{\text{groupe}}=a\times(p_A-r)+e\times(p_E-r)

\]

Cette écriture ne doit pas être utilisée automatiquement pour toutes les personnes du groupe. Elle vaut uniquement pour les billets auxquels le tarif collectif est effectivement applicable. Les détenteurs d’une carte donnant droit à la gratuité sont traités à part, et les tarifs négociés éventuellement proposés aux agences ou aux tour-opérateurs ne peuvent pas être déduits de cette formule sans connaître leurs conditions précises.

Pour les guides extérieurs, la contrainte de quinze personnes maximum par guide conduit à écrire:

\[

g=\left\lceil\frac{N}{15}\right\rceil

\]

Le coût correspondant est alors:

\[

C_{\text{guides}}=g\times h\times c_g

\]

Enfin, le coût global peut être représenté par:

\[

C_{\text{total}}=C_{\text{billets}}+C_{\text{guides}}+f

\]

Le transport, les repas et les autres dépenses peuvent être ajoutés dans une version plus complète. Cette décomposition est intéressante parce qu’elle oblige les élèves à ne pas confondre le prix d’un billet avec le coût de la sortie.

Pour N inférieur à vingt, le régime de groupe ne doit pas être écarté par une règle automatique concernant les billets payants: il faut appliquer la condition telle qu’elle est formulée dans les informations officielles et vérifier les modalités de réservation. Dans un exercice scolaire, l’énoncé peut préciser que le seuil porte sur l’effectif déclaré; dans une situation réelle, cette précision doit être confirmée.

Pour un groupe de vingt-cinq élèves de 5e accompagné de deux adultes, l’effectif présent est de vingt-sept personnes. Si toutes sont prises en compte pour le seuil et si le tarif de groupe est confirmé, la réduction sur les billets concernés peut être calculée en multipliant la réduction unitaire par le nombre de billets éligibles. En revanche, le coût des guides doit être calculé sur l’effectif total encadré: vingt-sept personnes nécessitent deux guides extérieurs lorsque la limite de quinze personnes par guide s’applique.

La comparaison pertinente devient alors:

\[

\text{économie sur les billets}-

\text{coût supplémentaire des guides}-

\text{frais éventuels}

\]

Si l’économie est supérieure aux coûts ajoutés, le tarif collectif améliore le budget. Si elle leur est inférieure, la baisse du prix des billets ne suffit pas à rendre la sortie moins chère. Le tarif de groupe peut donc être avantageux sur une ligne comptable et neutre, voire défavorable, une fois l’organisation complète intégrée.

Cette modélisation offre plusieurs exercices de difficulté progressive:

1. Repérer le régime applicable. Les élèves lisent une série de situations et indiquent si la condition de groupe semble remplie, ou quelles informations manquent pour le déterminer.

2. Séparer les catégories. Ils calculent le prix de plusieurs billets adultes et enfants, en distinguant les visiteurs bénéficiant d’une gratuité.

3. Construire une fonction par morceaux. Ils représentent le coût des billets avant et après le seuil, puis décrivent la rupture dans la courbe.

4. Intégrer une contrainte entière. Ils calculent le nombre de guides nécessaires pour différents effectifs et expliquent pourquoi l’arrondi se fait vers le haut.

5. Comparer deux scénarios. Ils mettent en regard une réservation avec tarif individuel et une réservation avec tarif de groupe, en ajoutant les frais de guide et de gestion.

Le dernier exercice est souvent le plus instructif. Il oblige à distinguer le prix annoncé, le prix calculé et le coût réel. Il rappelle aussi qu’un barème ne se lit pas uniquement avec une calculatrice: il faut comprendre les catégories, les seuils, les exclusions et les conditions qui donnent un sens aux nombres.

Ce que l’exemple du Muiderslot apprend au-delà du château

Le cas du Muiderslot forme un petit laboratoire de lecture mathématique. Les mêmes difficultés apparaissent dans les forfaits téléphoniques, les abonnements de transport, les billets de musée, les locations de matériel ou les offres de restauration pour groupes. À chaque fois, la question n’est pas seulement de savoir multiplier un prix par un effectif. Il faut déterminer la règle qui autorise cette multiplication.

La méthode peut tenir en trois réflexes.

1. Lire les conditions avant de calculer.

Repérer le seuil, la nature de la réduction, les cartes incompatibles et les éventuelles catégories particulières. Une phrase comme à partir de vingt personnes ouvre une condition; elle ne donne pas à elle seule toutes les modalités de comptage.

2. Nommer précisément la grandeur utilisée.

S’agit-il de l’effectif total, du nombre de billets, du nombre de visiteurs éligibles ou d’une autre unité définie par la réservation? Tant que cette question n’est pas réglée, le résultat numérique reste provisoire.

3. Comparer le coût complet.

Les billets ne sont qu’une composante de la sortie. Les guides, les frais de gestion et le transport peuvent modifier le verdict final. Une économie par personne ne dit pas nécessairement grand-chose sur le budget global.

Cette méthode a également une vertu citoyenne. Elle apprend aux élèves à ne pas accepter une réduction comme une conclusion en soi. Une offre peut être réelle, mais conditionnelle; une condition peut être satisfaite, mais seulement pour une partie du groupe; un prix peut baisser, mais être accompagné de frais fixes. Les mathématiques permettent alors de passer du slogan tarifaire à une décision argumentée.

Le Château de Muiderslot devient ainsi un support d’apprentissage particulièrement concret. On y travaille la proportionnalité, mais surtout ses limites; les fonctions par morceaux, mais aussi la lecture attentive d’un texte; le calcul littéral, mais également la distinction entre une donnée connue et une donnée à vérifier.

La prochaine fois qu’un élève rencontrera une mention du type tarif de groupe à partir de vingt personnes, il ne cherchera pas immédiatement à multiplier ou à soustraire. Il demandera d’abord ce que recouvre exactement le seuil, quels billets sont concernés et quels frais s’ajoutent au prix d’entrée. C’est cette question préalable qui transforme un exercice de calcul en véritable raisonnement mathématique.

Un tarif de groupe n’est pas une ligne droite: c’est une marche soumise à des conditions. Savoir où elle commence, et pour qui, est déjà une partie du calcul.

Infos pratiques

Monnaie : EUR

Conduite : à droite

Numéro d'urgence : 112

à partir de 20 €Réserver des billets

Questions fréquentes

À partir de combien de personnes le tarif de groupe est-il applicable au Muiderslot ?
Le tarif de groupe est accessible à partir de vingt personnes, selon les conditions officielles de réservation.
Peut-on cumuler le tarif de groupe avec une carte de réduction comme la Museumkaart ?
Non, la réduction de groupe n'est pas cumulable avec certains dispositifs, notamment la Museumkaart, l'I amsterdam City Card, la carte CJP/Cultuurkaart et la carte ICOM.
Comment calculer le nombre de guides nécessaires pour un groupe ?
La limite est fixée à quinze personnes par guide extérieur. Il faut donc diviser l'effectif total par quinze et arrondir le résultat au nombre entier supérieur.
Le paiement sur facture entraîne-t-il des coûts supplémentaires ?
Oui, des frais de gestion de 15 € s'appliquent lorsque le groupe règle sa visite sur facture.
La réduction de groupe est-elle un pourcentage du prix du billet ?
Non, il s'agit d'un montant fixe d'un euro par billet concerné, et non d'un pourcentage appliqué au prix initial.